06 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

Oscar Pill, La Révélation des Médicus

Oscar Pill est une série romanesque fantaisiste écrite par Elie Anderson alias Thierry Serfaty mettant en scène une « secte » de médecins, appelés les Médicus, qui doivent faire face à une nouvelle attaque menaçant l’humanité toute entière : l’évasion du Prince des Ténèbres ou Grand Pathologus, nommé Skarsdale, de la prison de haute sécurité du Mont-Noir (Sibérie) fait planer sur cette dernière une mort certaine si on ne l’arrêtait pas. C’est le but qu’il partage avec les membres de sa confrérie maléfique nommée les Pathologus, nom que nous pourrions assimiler au terme médical « Pathologie ». Intéressons-nous à présent au véritable héros du roman que nous étudions aujourd’hui, Oscar Pill. Oscar est un jeune adolescent de treize ans, très intelligent et bagarreur, qui se voit doter d’un pouvoir étrange hérité de son père, mort avant sa naissance : celui de guérir les petites éraflures de la vie courante. Il a hérité de cette caractéristique, que nous découvrons avec lui après son énième bagare contre le tyran des élèves de son collège appelé Moss, de son père, qui était ce que l’on appelle un Médicus. Comme vous l’aurez sans doute compris, cette faction secrète, dirigée par Winston Brave, tient tête aux actions des Pathologus dans un monde parallèle au monde classique que nous pouvons toucher et voir, puisque les deux groupes s’opposent continuellement (ou presque) dans le corps des vivants. Notre héros ne le sait pas encore, mais il fait partie de ce groupe, tout comme son père.

Les personnages principaux de ce roman sont au nombre de cinq, sans oublier le père d’Oscar, Vitali Pill, mort un an après la fin de la précédente guerre contre les Pathologus, treize ans plus tôt. En plus d’Oscar et de son père décédé, la famille Pill comprend également deux figures féminines, Célia (la mère) et Violette (la grande sœur un peu folle) qui font toutes deux face au décès de Vitali de deux façons différentes. Ces deux dernières n’ont rien à voir avec les Médicus, mais elles vont jouer un rôle plus ou moins important, particulièrement au début du roman où Célia va faire tout son possible pour garder son fils près d’elle, voulant ainsi lui éviter le triste destin qu’a connu son mari (être jugé et assassiné pour avoir pactiser avec l’ennemi). Toutefois, elle réussit à dépasser ses peurs et à confier son fils à Berenice Withers, une des membres du Grand Conseil des Médicus, afin qu’elle puisse parfaire la formation d’Oscar dans la villa du Grand Maitre des Médicis, Cumides Circle. Mais pour ce faire, elle dut passer outre les réticences de Célia qui se révélèrent être assez dures à enlever. En effet, elle avait tellement ressassé les événements tragiques qui avaient mené à la mort de son mari qu’elle croyait dur comme fer qu’aucun de ses enfants (et en particulier Oscar) ne possédait le même don que leur père. Toutefois, Withers réussit, à force d’arguments, à la persuader du bienfondé de son entreprise. Elle demanda finalement au jeune Oscar de prendre sa décision sous trente-six heures afin que son entrainement puisse commencer au plus tôt, et durer tout au long de l’été qui se préparait. Il était déchiré par le choix qu’il devait faire : devait-il aller à Cumides Circle, ou devait-il rester avec sa mère et sa sœur ? Finalement, il choisit de suivre les traces de son père, ce qui sera confirmer par la ceinture magique de Médicus de son père qui, selon les dires de sa mère, reconnaissait son propriétaire.

A partir de ce moment, il savait que son destin était tout tracer. Le lendemain de ce choix, il retrouva Mrs Withers devant chez lui, et, après avoir salué sa mère et sa sœur, partit en sa compagnie vers Blue Park, le quartier de Pleasantville (ville dans laquelle habitait les Pill) où vivaient les familles riches. Pour plus de sécurité, la Médicus préféra les faire entrer dans la propriété de Brave en passant par ce qu’elle appelait un arbre passeur (arbre lié magiquement aux Médicus et qui leur permet d’aller du parc attenant à Cumides Circle à ce dernier en toute discrétion). Il dut passer plusieurs épreuves durant son entrainement, dont la première se trouvait justement dans le tunnel de l’arbre passeur et qui s’appelait Le Mur des Angoisses. La deuxième était plutôt une sorte d’avertissement. En effet, la Lettre de Sang, comme son nom l’indique, ne laissera personne passer sous peine d’être foudroyé sur le coup. Il dut également apprendre à contrôler l’Intrusion Corporelle, technique qui permet aux deux factions d’entrer dans le corps d’un être vivant, quel qu’il soit. Bien entendu, les deux factions ennemies n’utilisent pas le même moyen dans leur pratique de l’Intrusion Corporelle. En effet, les Pathologus sont reconnaissable par le P imprimé en noir foncé dans leur paume, alors que les Médicus doivent utiliser un médaillon doré formé d’un cercle entourant un M majuscule qu’ils doivent pointer vers le corps dans lequel ils souhaitent entrer. Intéressons-nous à présent véritablement aux Médicus : comme dans toute caste magique, ses représentants n’ont pas tous le même niveau d’expérience. Il faut noter également que seuls deux des six personnes siégeant au Grand Conseil sont capables d’entrer dans le corps des végétaux : il s’agit d’Anna-Maria Lumpini (une comtesse excentrique) et de Winston Brave. Mais passons. Dernière chose que je pense important de noter avant de changer de sujet : tout comme les Pathologus, les Médicus morts dans le monde « réel », c’est-à-dire dans notre monde perceptible et non dans le corps humain, ne meurent pas complétement. En effet, il faut noter que leur esprit peut se transférer dans un autre objet inanimé (livre, statue, etc.) et peuvent ainsi interagir avec les Médicus vivants. Dans l’apanage de tout Médicus, nous pouvons retrouver deux objets qui leur sont indissociables : le symbole de leur appartenance à cette confrérie dans le M doré et cerclé, et le carnet des Médicus, un carnet permettant à leur propriétaire de poser toutes les questions personnelles qu’ils veulent. Ces deux artefacts leur seront d’une grande utilité dans des moments difficiles.

A présent et pour finir sur ce roman sans toutefois vous enlever le plaisir de découvrir la fin par vous-même, nous allons nous intéresser aux cinq Univers existants dans ce livre. Il faut savoir que la saga Oscar Pill est une sage dans laquelle le corps de tout être vivant est constitué de cinq Univers qui sont en vérité les cinq grandes parties de l’anatomie de tout mammifère, c’est-à-dire le système digestif, le duo poumons-cœur, l’organe génital, le système nerveux, et, enfin, le cerveau. Chaque Univers a son ou sa expert(e) parmi les membres du Conseil Suprême des Médicus, mais nous donnerons leur nom au fur et à mesure de la découverte de chacun des Univers. Nous allons voir que les cinq Univers qui s’y rattachent vont nous rappeler les caractéristiques de chacun d’entre eux. Selon Mrs Withers, l’exploration du corps d’un être vivant par un jeune Médicus commence toujours par l’Univers de l’Hépatolia, un Univers que nous pourrions ainsi assimiler au système digestif. D’après sa description, il s’agirait d’un monde principalement souterrain dont le composant principal est une montagne dans laquelle nous pouvons retrouver d’innombrables cavernes aux fonctions diverses et variées tels des usines, des tunnels, des canaux ou des galeries). L’utilité de cet ensemble consiste à fournir au corps toute l’énergie dont il a besoin pour fonctionner. Parmi les membres du conseil, l’experte de cet Univers est La joviale Maureen Joubert. Le deuxième Univers que nous pourrions retrouver dans le cheminement d’apprentissage du héros est l’Univers des Deux Royaumes. Il s’agit d’un Univers double, puisqu’il regroupe le Royaume des Vents contraires (vents rendant fou, selon Mrs Withers), n’étant en fait qu’un agglomérat de « plaines immenses et velues balayées par les vents contraires » (Oscar Pill, La Révélation des Médicis, p. 216). Derrière ce royaume se trouve le royaume de Pompée, centre sous-marin du Battement Universel se trouvant dans une grotte enfouie dans les profondeurs de la mer pourpre. Cet Univers est connu spécialement par le conseiller Alistair Mc Cooley. Le troisième Univers présenté par Mrs Withers est un Univers existant sous deux formes : l’Univers féminin que nous allons voir ici et l’Univers masculin légèrement plus complexe. L’Univers féminin que nous allons étudier ici se nomme Embrye et il s’agit de l’Univers de la procréation. Il regroupe ainsi les cinq Univers de l’enfant que pourraient porter les femmes. La conseillère experte de ce monde est Anne-Marie Lumpini.

Les deux derniers Univers que devra traverser Oscar Pill pourraient être rattachés au système nerveux et décisionnel de tout mammifère. En effet, le quatrième monde que devra traverser le héros, Génétys, est en quelques sorte l’Univers à la pointe de la technologie, regroupant toutes les informations émises par le cinquième Univers que nous verrons après dans un système compliqué et gigantesque et ayant un pouvoir certain sur les quatre autres Univers. Ce système nerveux version fantaisiste est le domaine d’expertise de la tutrice du héros, Berenice Withers. Enfin, nous pourrions parler de Cerebra. Il s’agit bien entendu de l’Univers du cerveau. L’unique petit bémol concernant cet Univers est qu’il est le seul des cinq Univers à ne pas avoir une documentation précise à disposition des Médicus et qu’il soit inconnu pour la plupart d’entre eux, qui n’y sont allés qu’une seule fois afin de récupérer le Trophée de ce dernier. Qui de mieux que le conseiller le plus énigmatique du Conseil des Médicus, Fletcher Worm, pour être l’expert de cet Univers énigmatique. Bien entendu, il existe une règle très simple à suivre dans la première exploration de ces cinq Univers par de jeunes Médicus : il leur est impossible d’emprunter les passerelles séparant deux mondes sans avoir préalablement glaner le Trophée du monde de départ.

Pour conclure et comme nous avons pu le voir, l’univers du premier roman de la saga Oscar Pill, intitulé La Révélation des Médicus, est très bien construit. Il ne rencontre aucun problème dans ses différents constituants, et crée par la même un monde tellement bien construit que nous pouvons facilement nous y perdre à étudier le fonctionnement des différentes parties de notre corps. J’aimerais terminer cette critique par une citation de Stephan de Pasquale à propos de ce roman : « Après avoir lu ce roman, vous n’écouterez plus jamais vos battements de cœur de la même façon. Oscar, le Médicus c’est l’antidote à la maladie et à l’ennui. Médicus-Pathologus : c’est un combat entre la vie et la mort dont le champ de bataille est notre corps. Laissez-vous tenter. »

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