07 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

A l’origine d’un genre récent : la fantasy

La fantasy, comme sa cousine très proche (science-fiction), est un genre tout à fait récent qui n’a vu son premier véritable roman qu’en 1965, avec la publication du roman Le Seigneur des Anneaux, d’abord en publication pirate chez Ace Books, édition précédant celle chez Balantine dans laquelle nous pouvons retrouver une préface de son auteur lui-même J.R.R. Tolkien lui-même. Nous pourrions définir ce genre littéraire comme étant un « genre qui mêle, dans une atmosphère d’épopée, les mythes, les légendes et les thèmes du fantastique et du merveilleux » (source Larousse). Nous pouvons ainsi en déduire que les romans que nous allons présenter, qui vont être le fond de notre réflexion, vont nous permettre d’exemplifier un petit peu notre propos.

Nous allons commencer par aborder l’histoire du genre. Il faut savoir que ce genre, contrairement à la science-fiction qui est d’origine française, est apparu en 1954 dans le monde anglo-américain avec Le Seigneur des anneaux dont nous avons parlé plus haut et qui apparait là sous l’une de ses premières formes. Il faut également savoir que le terme fantasy est, à l’origine, un terme anglo-saxon qui englobe les termes français fantastique et merveilleux. Les universitaires Américains Thymms, Boyer et Zahoisky ont opéré une approche théorique du terme fantasy, lorsqu’il eut son étiquette éditoriale. Ils en donnèrent même une nouvelle définition comme qui suit : « La Fantasy est un genre littéraire composé d’œuvres pour lesquelles des phénomènes surnaturels ou irrationnels jouent un rôle significatif. Dans ces œuvres, des événements arrivent, des créatures ou des lieux existent, qui ne peuvent arriver ou exister selon nos standards rationnels ou nos connaissances scientifiques ». Leur définition les amena à séparer la notion de fantasy en deux sous-familles que sont la low fantasy, genre dont l’intrigue se déroule dans le monde rationnel dans lequel nous vivons, dans le monde rationnel que nous connaissons et où les événements qui s’y produisent sont sans causes ni conséquences, et la high fantasy, famille de la fantasy où l’intrigue se déroule dans un monde parallèle, appelé « monde secondaire », aux caractéristiques physiques spécifiques. Ce dernier cas peut de nouveau être divisé en deux sous-familles comme qui suit. Dans un premier temps, la myth fantasy est une variante de la fantasy qui met en place un précédent surnaturel et a pour toile de fond les différentes mythologies antiques. La dernière fantasy que nous allons voir est la fairy tail fantasy mettant en scène des hommes aux pouvoirs magiques (mages, sorciers) et des créatures magiques issues des contes, qui révèle que la fantasy a des liens assez étroits avec la magie.

Parlons à présent à l’étude du côté protéiforme de la fantasy qui peut être divisée en plusieurs branches dont nous allons étudier la plus connue est l’epic fantasy. Nous allons en voir quelques particularités de cette famille. Tout d’abord, ce genre met en place un monde secondaire (ou parallèle si vous préférez) où le modèle de société présenté correspond à celui qui avait cours au Moyen-Age (suzerains, aristocrates, églises, peuples et lieux emblématique comme un château ou une forêt). Nous retrouvons également des personnages ou créatures mythologiques (comme les centaures ou les faunes), des contes fantaisistes (comme les fées ou les nains) comme du bestiaire folklorique. Il faut aussi évoquer le fait que les romans fantastiques ont tous une intrigue commune qui soutend les intrigues de chaque roman : l’opposition dualiste entre le Bien et le Mal, les deux formes de magie y correspondant (comme nous pouvions le voir dans l’opposition entre Gandalf et Sauron dans Le seigneur des anneaux). Pour finir avec le genre protéiforme, nous pouvons voir que la quête initiatique de chaque roman donne une fantasy de l’aventure.

Nous allons terminer sur le cas particulier de la fantasy jeunesse. Ce genre littéraire spécifique a plusieurs auteurs que nous pensons fondateurs. Nous voulons bien sûr parler de Lewis Caroll, avec Alice au pays des merveilles, James Barrie pour Peter Pan, et Kenneth Graham avec Le vent dans les saules. En Angleterre particulièrement, ce genre existe depuis le roman The Rose and the Ring de William Thackeray paru en 1855 et dont le titre français est La Rose et l’Anneau. Nous pourrions terminer le podium des plus anciens romans du genre avec The Water-babies de Charles Kingsley (1863) et Moksa the fairy de Jean Ingelow (1869). De nos jours, les deux romans de fantasy que sont Harry Potter de J.K. Rowling et A la croisée des mondes de Philip Pullman. Nous allons terminer par évoquer le fait que la fantasy jeunesse se laisse plus de libertés que sa grande sœur. Si nous prenons comme exemple les écrits de Brandon Sanderson ou Oisin McGann, nous pouvons voir que la fantasy jeunesse possède une liberté d’invention.

Pour conclure, nous pouvons dire que la fantasy est un genre aux multiples formes qui n’a pas cessé d’évoluer depuis sa création dans les années 1850. Il s’est ensuite diversifié pour donner naissance à deux sous-familles de fantasy dont la plus productrice est celle destinée à la jeunesse. C’est un genre qui me passionne, et j’espère que je vous aurai transmis ma soif de lecture.

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