07 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

Utopie et dystopie

Nous allons aborder deux types d’écriture qui sont les parfaits opposés. En effet, d’un côté, l’utopie est un courant de pensée positif, qui met en avant le scénario d’un futur dans lequel tout va bien dans le meilleur des mondes. Le livre qui symbolise bien cettd vision utopiste du monde est Gargantua de l’auteur Français du XVIè siècle Rabelais. La dystopie, son exact inverse, est le scénario d’un futur dans lequel, au contraire, tout s’est mal passé pour les sociétés du monde. Le livre qui symbolise très bien la dystopie est le roman 1984 de George ORWELL, un auteur Anglais du XXè siècle. Nous allons donc étudier ces deux opposés dans cet article, afin de voir les points communs et les divergences qui y existent.

L’utopie, pour commencer, est le genre de prédilection des positivistes. Nous pouvons noter que ce genre littéraire existe depuis au moins l’Antiquité Grecque, mais toutefois sous une forme différente. Durant l’Antiquité, que ce soit Grecque, Égyptienne, ou Romaine, les mythologies des trois peuples peuvent être comparées en quelque sorte à ce fameux genre, puisqu’elles présentent toutes les trois les histoires mythologiques et fantastiques de héros intrépides qui réussissent toujours les missions que leur confient les dieux de l’Olympe, même les plus périlleuses. Par exemple, le poète Grec du ViIè siècle avant Jésus-Christ, Homère, qui est l’auteure des histoires versifiées L’Odyssée et L’Iliade, présente dans ces deux longs poèmes le héros mythologique Grec Ulysse. Dans L’Iliade, nous suivons les aventures du héros Grec durant la célèbre et controversée guerre de Troie, où, nous le rappelons les Grecs ont gagné. Le texte qui nous intéresse est L’Odyssée, texte dans lequel Homère nous présente le voyage de retour d’Ulysse chez lui en Grèce. Il faut savoir que le héros ne retrouva finalement son domicile après plusieurs années d’n dur voyage durant lequel il dut affronter avec son équipage, entre autres, les sirènes, et le cyclope. Nous pouvons noter qu’ici, le palais Grec qu’Ulysse tente désespéremment de rejoindre est un rêve inaccompli pour notre héros, et, lorsqu’il l’attend finalement, nous pouvons penser qu’il s’agit là d’une utopie inespérée.

Dans un autre genre, Rabelais, comme nous l’avons vu dans le premier paragraphe, écrivit au XVIè siècle un roman utopique intitulé Gargantua dans lequel il présente la société utopique telle qu’il l’imaginait. Nous pouvons voir que tous les protagonistes de ce roman sont des géants, et ils vivent selon les principes moraux de la Renaissance. Chose étonnantes aussi à noter, c’est le fait que Pantagruel, le fils de Gargantua et de sa femme, est né par l’oreille de cette dernière, chose qui est totalement fantaisiste. Nous pouvons voir que Rabelais nous présente ici la vision enfantine de la naissance, qui consiste à dire que nous naissons par le nombril ou par tout autre orifice que par la sortie naturelle.

La dystopie la plus connue à ce jour est celle que présente George Orwell dans son roman post prise de pouvoir extrême dans 1984. Ce roman de science-fiction présente un monde dans lequel les libertés fondamentales, comme la liberté d’expression ou la liberté de penser, ont été annulé, et remplacé par un contrôle total de la population. Nous suivons les aventures d’un agent de l’administration impériale qui est en charge de la propagande. Son boulot est simple: il doit mettre à jour tous les documents du pays afin que la population sache que l’allié d’une guerre était devenu leur ennemi, et c’était pareil pour l’ennemi. Ainsi, nous pouvons voir que le monde dépend dans l’œuvre de George Orwell est divisé en trois empires, empires qui sont toujours en train de guerroyer, à deux contre un. Nous pouvons également noter que, malgré l’envie d’indépendance et de liberté du héros et de l’une de ses rares âmes, ils vont tous les deux finir par revenir dans le « droit chemin ».

Pour synthétiser, la dystopie est l’art d’imaginer les pires solutions pour le monde dans l’avenir. Elle nous apprend comment pourraient tourner nos sociétés s’il venait l’idée saugrenue à certains personnages machiavéliques existant aux extrèmes droites des pays démocratiques Européens, et Américains. Nous voyons souvent dans ces régimes « post-apocalyptiques » la prise de pouvoir d’un parti unique, voire d’une seule personne, qui contrôle tous les pans de la société de façon totalitaire et totalement arbitraire. Ce sont les dirigeants de ces énormes empires qui décident de ce qui est bon et de ce qui est mauvais, et interdisent toutes les libertés en allant jusqu’à contrôler la vie intime des couples et l’éducation des enfants. Les Empires nouvellement créés vont souvent être en guerre entre eux afin d’agrandir leur territoire, ce qui va mener à des situations abracabrantesques. La propagande fait donc partie intégrante du paysage politique et social.

Pour conclure, nous pouvons dire que l’utopie est l’art de voir tout, de la société la vie courante, entourée par un écrin rose, comme si nous vivions avec les bisounours, ces oursons qui sont toujours contents et heureux. La dystopie est, au contraire, l’art de penser que l’Homme court à sa perte sur le plan politique et que c’est lui et lui seul qui le fera. Nous pouvons en déduire que nous vivons dans un monde alliant utopie et dystopie, puisque notre société capitaliste est corrompue, mais nous ne vivons pas en Corée du Nord, où les libertés personnelles sont annihilées.

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