03 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

Différence entre utopie et dystopie

L’utopie et la dystopie sont deux genres qui s’opposent par leurs thèmes et la volonté de leurs auteurs de créer une société à l’image de ce qu’ils veulent prouver, que ce soit une utopie (société modèle idéale) ou une dystopie (société totalitaire dans un futur noir). Si nous devions définir les deux termes, nous pourrions nous baser sur celles que nous donne un célèbre dictionnaire en ligne. Ainsi, nous avons le droit de définir l’utopie comme une « construction imaginaire et rigoureuse d’une société, qui constitue, par rapport à celui qui la réalise, un idéal ou un contre-idéal ». Son étymologie vient d’ailleurs du grec « u-topia » signifiant « en aucun lieu ». Pour continuer dans les définitions, la dystopie serait, toujours selon notre dictionnaire en ligne, une « société imaginaire régie par un pouvoir totalitaire ou une idéologie néfaste, telle que la conçoit un auteur ».

Dans cette optique, nous nous sommes intéressés à quatre œuvres littéraires correspondant à ces deux genres littéraires : les utopies Gargantua et Pantagruel de l’auteur François Rabelais pour l’onglet « Utopies », et les romans 1984 de George Orwell et Fahrenheit 451 de Ray Bradbury dans l’onglet « Dystopie ».

 

 

I. Les utopies de Rabelais

François Rabelais est un auteur Français du XVIe siècle né en 1483 près de Chinon et mort en 1553 à Paris. Il a reçu une éducation Franciscaine avant de rentrer dans l’ordre bénédictin en 1524. C’est à partir de ce moment qu’il serait alors aller chercher à Paris sous l’apparence d’un prêtre séculier et aurait eu deux enfants.

A. Gargantua, Rabelais

Le roman utopique Gargantua de Rabelais raconte l’histoire d’une société idéale dont les habitants sont des Géants. Selon la thèse qu’il y développe, « l’Homme est naturellement poussé à faire le bien » et « [il] est vertueux, naturellement bien grâce à l’honneur, à l’aiguillon ». Nous pouvons comprendre ces deux citations comme affirmant que l’Homme est un animal de Bien qui semble ne rien pouvoir faire de mal, ce qui serait contre-nature, selon l’auteur.

Ainsi, l’œuvre utopique de Rabelais regroupe donc plusieurs fondements du courant humaniste auquel il appartient. Il met dans cette optique l’Homme au centre de son œuvre. Pour résumer en quelques mots, l’Humanisme est un courant de pensée d’origine Italienne (1450-1600) qui met en avant l’Homme (corps parfait, supériorité sur tous les animaux, etc.) en rejetant tout ce qui s’était passé durant le Moyen-Age, qualifié d’âge sombre par les penseurs de l’époque.

B. Pantagruel, Rabelais

Le titre Pantagruel regroupe les quatre derniers ouvrages de la série de cinq livres commencée avec Gargantua. Le quatuor met en exergue le fils de ce dernier. Pantagruel voyage à travers ces œuvres dans plusieurs endroits où il essaie de mettre en œuvre son éducation juste, bienfaisante et profondément humaine. Cette éducation est le reflet de celle qu’a reçu l’auteur, et que nous avons évoqué plus haut.

Il fit de nombreuses rencontres durant ses voyages, que ce soit avec des jumeaux (grotesques ou sanguinaires), les Chicanoux (des huissiers et sergents qui sont les critiques des seigneurs médiévaux) ou encore les Papimanes de l’ile sonnante qui permet à l’auteur de critiquer de manière détournée la religion et les hommes d’Eglise. Il se nourrit ici de son expérience, puisqu’il a passé un séjour au Saint Siège romain.

 

II. Les dystopies du XXe siècle

Le XXe siècle est le pire siècle contemporain sur le plan militaire et sociétal. En effet, nous ne comptons plus les guerres qui ont marqué notre Histoire de par leur atrocité, leur barbarie ou leur violence : les deux guerres mondiales (regroupant toute l’ingéniosité de l’être humain en matière d’armement) ou la Guerre Froide (et toutes ses guerres « annexes » entre les deux superpuissances mondiales, ses guerres coloniales, etc.).

Les deux dystopies auxquelles nous nous intéressons ici ont été écrites peu après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les deux auteurs anglo-américains, George Orwell et Ray Bradbury, ont été marqué chacun à leur manière par les atrocités causées par le IIIe Reich. Alors que l’auteur Américain penche pour une société (Américaine) où les livres ont été interdits (nous verrons tout cela un peu plus bas), l’auteur Anglais imagine plutôt ce qui se passerait en Europe après une possible guerre atomique.

A. 1984, George Orwell

1984 est un roman d’anticipation écrit en 1948 et publié en 1949 par George Orwell (1903-1950) dans lequel notre monde aurait subi une guerre atomique quarante ans avant l’intrigue. Le héros anglais Winston Smith, vivant dans le super-Etat Oceania, est un employé du ministère de la Vérité dans lequel il doit falsifier le passé afin de le faire coller à la propagande. Au début de la guerre opposant Oceania et Estasia, il se rend compte qu’il n’arrive plus à se persuader du bien-fondé de son activité. Il se cache tout au long du roman de la Police de la Pensée à cause de ses idéaux.

Il ne faut oublier que George Orwell écrivit son roman en 1948, après la fin de la Seconde Guerre mondiale et l’arrivée du Stalinisme. Même si elle est devenue une véritable référence dans le domaine, avec le tout-connecté, la célèbre phrase « Big Brother te regarde » (ou, dans sa version originale, « Big Brother is watching you »), est devenue une réelle institution. A cause de l’élection de Donald Trump et du mensonge de l’un de ses conseillers, la vente de ce livre a explosé aux Etats-Unis.

B. Fahrenheit 451, Ray Bradbury

Roman futuriste de l’auteur Américain Ray Bradbury publié en 1953, Fahrenheit 451 montre un futur alternatif dans lequel les Américains ne peuvent pas lire de livres et doivent uniquement utiliser les nouvelles technologies. A cause de cette politique sociétale, les habitants voient leur niveau d’intelligence baisser. Pour votre connaissance, cette méthode est assez utilisée dans les régimes totalitaires afin de mieux contrôler la population.

Selon les informations que nous possédons sur cette société, la volonté du contrôle de la population par la suppression de tous les écrits possibles n’a qu’une seule finalité : l’uniformisation des habitants. Bradbury évoque le fait que les nouvelles technologies (voiture, téléphone, etc.) ne permettent plus une bonne concentration des lecteurs. De plus, toujours selon l’auteur, les lecteurs n’aiment pas se sentir inférieurs à ceux qui auraient lu plus de livres qu’eux. Toutefois, la pire chose qu’ils aient contre les livres serait qu’ils se croient ciblés par les livres, ce qui serait une « offense » particulière. Nous pouvons noter ici une instrumentalisation de la population dans le but clairement de diaboliser la lecture et les livres.

 

 

Pour conclure, nous pouvons dire que les deux genres littéraires liés sont opposés dans leur vision du monde. Alors que l’utopie crée un monde hypothétique parfait, la dystopie décrit un futur alternatif négatif, souvent tournant autour d’un régime totalitaire. Nous pouvons ainsi en déduire que l’un est l’antithèse de l’autre. Pourtant, les deux formes de littérature partagent une base en commun : la création d’un monde alternatif selon les désirs de l’auteur qui l’écrit.

http://www.linternaute.com/biographie/francois-rabelais/

http://bac-2-francais.skyrock.com/508373361-L-UTOPIE-RABELAIS-Gargantua-extrait-l-abbaye-de-Theleme.html

http://salon-litteraire.linternaute.com/fr/resume-d-oeuvre/content/1831010-resume-pantagruel-de-rabelais

https://www.fichesdelecture.com/livres/george-orwell/1984

www.letudiant.fr/boite-a-docs/telecharger/fiche-de-lecture-sur-fahrenheit-451

 

 

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